Cabinet vétérinaire
Philippe Bocion
Méd.vét., Comportementaliste
Av. du Clos-d'Aubonne 38, CH-1814 La Tour-de-Peilz (VD)
Tél : 021 944 13 88
Voyager à l'étranger 
 
Copyright : Ph.Bocion, Médecin vétérinaire, comportementaliste, CH-1814 La Tour-de-Peilz (Suisse) 
 
Je souhaite emmener mon chat ou mon chien en voyage à l’étranger. Y a-t-il des formalités administratives à respecter ? 
 
Oui. Il y a des formalités « de base » obligatoires pour tout chien ou chat qui se rend à l’étranger, auxquelles peuvent s’ajouter d’autres exigences, qui peuvent varier en fonction des pays de destination, 
 
Quelles sont les formalités « de base » ? 
 
Le chat ou le chien doit être identifié au moyen d’une puce électronique. Il faut qu’il ait un passeport officiel et qu’il ait été vacciné contre la rage dans les délais imposés. 
 
Pour mon chien et mon chat, j’ai un Certificat international de vaccination dans lequel mon vétérinaire a inscrit tous leurs vaccins. Est-ce que cela fait office de passeport ? 
 
Il s’agit là de leurs carnets de vaccinations « traditionnels » et non pas de leurs passeports. Cela ne va pas suffire en cas de contrôle à la douane où on va exiger un passeport officiel. 
 
Les passeports officiels suisses sont rouges avec une croix blanche. Les passeports officiels européens sont bleus avec des petites étoiles. 
 
Quels sont les délais imposés pour la vaccination contre la rage ? 
 
En principe, le chat ou le chien doit être vacciné depuis plus d’un mois, mais depuis moins d’une année. C’est ce qui est exigé pour les pays limitrophes de la Suisse, comme la France, l’Allemagne ou l’Italie. 
 
Mais pour d’autres pays, ces délais peuvent être différents : par exemple, pour la Bosnie, le vaccin contre la rage n’est valable que s’il date de moins de 6 mois. 
 
Pour certains états, les chats et les chiens ne doivent pas satisfaire aux mêmes exigences. Par exemple, pour la Bulgarie, le vaccin rage n’est reconnu que pendant 6 mois pour les chats, mais pendant 12 mois pour les chiens. 
 
Pour la Norvège, les chats doivent être âgés d’au moins 12 mois lors du vaccin rage. 
 
Quelles autres différences peut-il y avoir concernant la rage ? 
 
Certains pays exigent non seulement que l’animal ait été vacciné contre la rage, mais en plus que l’on ait vérifié, au moyen d’une prise de sang, que le vaccin a été suffisamment efficace. 
 
La Suisse impose un contrôle sanguin préalable aux animaux qui vont aller séjourner dans un pays où la rage urbaine existe encore, puis vont revenir en Suisse. Ce sera le cas si on emmène son chien en vacances en Egypte par exemple, mais aussi pour des destinations moins lointaines, car la rage existe encore en Europe, en particulier en Europe de l’Est. 
 
Dans ces cas, il faudra procéder à une prise de sang plus de 4 mois après le vaccin, mais moins de 1 an après. Le voyage ne sera possible qu’ensuite, et à condition que l’analyse de sang soit satisfaisante. 
 
Le vaccin contre la rage est-il le seul à être exigé ? 
 
Non. Certains pays exigent d’autres vaccinations. 

En plus de tout cela, peut-il y avoir d’autres exigences ? 
 
Oui. 
 
Par exemple, pour se rendre en Angleterre, il faut obligatoirement soumettre les animaux à un traitement antiparasitaire dans les 24 à 48 heures avant l’arrivée dans le pays. Et ce traitement doit être attesté dans le passeport par le vétérinaire qui l’a réalisé. 
 
Et ce n’est pas tout : il faut obligatoirement se rendre en Angleterre par des itinéraires particuliers ou voyager avec des compagnies de transport agréées par les autorités. 
 
Pour l’Italie, les propriétaires de chiens doivent obligatoirement emmener avec eux une laisse et une muselière. 
 
Pour la France et l’Allemagne, il existe des contraintes particulières pour certaines races de chiens. 
 
Pour d’autres pays, il est parfois nécessaire de faire légaliser les documents par les vétérinaires de frontières. 
 
Et il y a aussi des dispositions particulières pour les chiens à queue ou oreilles coupées pour éviter qu’on leur interdise le retour en Suisse. Avant de partir, il faut s’adresser à l’Office vétérinaire du canton de domicile pour faire inscrire dans le passeport la confirmation officielle que le chien a été opéré légalement et/ou qu’il a été importé avant l’entrée en vigueur des interdictions. 
 
Voyager avec son animal n’est donc pas toujouts simple. Comment s’y retrouver ? 
 
Je ferai deux recommandations : 
 
S’y prendre suffisamment à l’avance. On l’a vu, dans certains cas, il y a des procédures qui s’étalent sur plusieurs mois, avant de pouvoir se rendre avec son animal là où on le désire. 
Se rappeler que les directives peuvent être modifiées à tout moment, notamment en fonction des maladies qui apparaissent ou disparaissent au fil du temps. 
 
Comment s’informer au mieux ? 
 
En s’adressant à son vétérinaire. 
 
Via l’Office vétérinaire fédéral, qui dispose d’ailleurs d’un site internet où figurent les exigences mises à jour (https://www.blv.admin.ch/blv/fr/home/tiere/reisen-mit-heimtieren.html).
 
Auprès des autorités (p.ex. consulat) du pays de destination. 
 
Et encore ? 
 
On n’a abordé ici que les formalités administratives. 
 
Mais il est aussi extrêmement important de penser à prémunir son chat ou son chien contre certaines maladies auxquelles il peut être particulièrement exposé là où on l’emmène en voyage. 
 
Je pense notamment à certaines maladies parasitaires graves (Dirofilariose, Leishmaniose, Babésiose,…) contre lesquelles il est recommandé de protéger son animal. 
 
Il vaut la peine de voir avec son vétérinaire si une prévention particulière est indiquée. 
 
Là encore, en s’y prenant suffisamment à l’avance.